Erased²+1

-僕だけがいない街-

Erased l’animé VS

Erased, le drama VS

Erased, le film

Erased, le premier volume du manga.

 

Salut,

aujourd’hui on s’attaque au voyage dans le temps.

Un instant ici, l’instant d’après juste avant…

-Quoi?

Oui, retour vers le passé sans perte de mémoire.

Salut,

aujourd’hui on s’attaque au voyage dans le temps.

Un instant ici,…???

-Trop drôle Dom!!! Mouhahahahaha

-Je ne fais pas exprès, je suis bloqué dans une boucle temporelle entre Erased, Erased et Erased. C’est flippant.

-Mais tu m’intrigues, qu’est-ce donc que ce phénomène Japono-Japonais?

-Une interprétation du « Déjà vu » avec un soupçon d’utilité et une bonne poignée de thriller façon Coréen.

Salut,

aujourd’hui on s’attaque au voyage dans le temps…

-Ok, je suis plié en deux tellement c’est drôle, maintenant arrête tes conneries!

-Ok.

Quelle est donc cette histoire adaptée dans tous les styles?

Avant de vous dire la différence entre les trois versions adaptant le manga de Kei Sanbe, voici le sujet:

Satoru, un mangaka raté, travaille dans une pizzeria pour gagner sa vie. Satoru a pourtant un pouvoir incroyable, celui de retourner quelques courtes minutes en arrière pour « arranger » un événement. Quand nous retrouvons Satoru pour la 1ère fois, il doit vite trouver un moyen d’éviter un accident.

Dans le même temps, des disparitions d’enfants ont lieu dans sa région.

Je zappe beaucoup de détails importants (pour ne rien dévoiler), et une fois n’est pas coutume, Satoru fait un saut de 18 ans en arrière.

Il va devoir sauver plusieurs enfants.

Il semblerait que ce soit le même tueur que 18 ans plus tard.

Satoru n’a pas voyagé dans le temps sans changer d’âge, il est redevenu un enfant.

Satoru va devoir sauver trois enfants, mais pas que!

 

ERASED, l’animé:

L’animé

Alors je commence dans l’ordre de visionnage, et c’est bien évidemment l’animé de Tomohiki Ito de 2016.

12 épisodes pour régler ce problème de tueur.

Voici le trailer en VOSTAnglais:

Un pure chef-d’oeuvre!

Cet animé prend quelques libertés par rapport au manga, mais il doit absolument être vu.

Certaines scènes sont terriblement émouvantes (ce qui est assez rare dans les animés). Les personnages (surtout enfants) sont extrêmement attachants.

L’animation est excellente, voir de temps en temps sublime.

L’histoire est presque fidèle à quelques détails plus ou moins importants.

Il y a pourtant un gros « hic », et pas un petit (un gros comme j’ai dit!), puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de la fin.

Sans que je « spoile », la résolution principale de l’intrigue du sérial-killer est tout simplement ridicule.

Pourquoi? Je ne sais pas, mais là où le manga va chercher une véritable fin beaucoup plus complexe dans son cheminement, ici c’est expédié et assez hors-sujet.

Est-ce que cela doit vous retenir de voir l’une des meilleures séries animées existantes?

NON!

Peu d’animés vont aussi loin dans l’émotion et la mise en scène.

Une véritable pépite du Japon.

Gif par Artofsully

ERASED, le drama

Le drama by Netflix Japon

La question qui tue:

Netflix va-t-il tuer une adaptation de plus?

Vous avez remarqué comme on entend souvent que les adaptations de manga par les Américains sont nulles et qu’ils gâchent tout?

Alors déjà, juste envie de dire que les Japonais sont tout aussi capables de faire de la merde en tant qu’adaptation, oui, des sacrées bouses. Aucun pays n’a le monopole de la nullité.

Coup de bol, ici c’est Netflix Japon qui produit.

Toujours pas rassuré?

Moi non plus…

Voilà, cette mini série de 6 heures découpée en 12 épisodes se finit.

Alors?

Mieux, moins bien?

C’est plus complexe, mais une chose est sûre, c’est que c’est le haut du panier parmi les très nombreuses adaptations de manga.

Le casting est excellent, et en particulier celui des enfants (les adultes du futur).

La réalisation est impeccable.

Il y a du négatif bien sûr, avec quelques passages du manga (et de l’animé) coupés, ou tout simplement moins émouvants.

Je dois dire aussi que, comme je connais l’histoire, forcément c’est plus difficile d’être pris dans l’intrigue.

Mais il y a aussi une très bonne surprise, la fin!!

Oui, ici on retourne à une fin beaucoup plus proche de celle du manga.

C’est plus du tout celle très décevante de l’animé. On est ailleurs, dans une autre situation, et cela permet d’avoir une résolution qui tient plus la route et qui respecte celle du manga. Elle est évidemment très blablateuse, on est au Japon.

Je dois avouer que j’ai adoré.

L’histoire reste assez complexe, même si certains moments du manga ont tout simplement disparus.

Personnellement, cela ne me dérange pas, je dirais même que j’ai plutôt envie de voir une adaptation personnelle quand on parle de séries ou de films.

Vous trouverez sans problème des gens qui ont détesté cette version, juste parce que c’est Netflix, ou juste parce que le manga n’est pas scrupuleusement respecté.

Je conseille les yeux fermés, en particulier si vous aimez le style Coréen.

Oui, je trouve cette histoire très Coréenne, ce qui pour moi est un compliment s’agissant d’histoire de sérial-killer.

 

ERASED, le film

Voilà, voilà…

Vous vouliez une preuve que les Japonais peuvent gâcher leurs propres œuvres?

Bienvenue au pays de « massacre à la tronçonneuse »!

Le très très beau trailer, bien aguichant…

Vite, faut que je le trouve…

Je me galère bien à le trouver en vostfr, et c’est seulement à cet instant que je me dis une chose:

-Mais le manga fais 8 volumes, l’animé fait 12 x 22 minutes et le drama 12 x 30 minutes. Le film fait 2h00!!!

Vous voyez où je veux en venir?

Le massacre, tout passe à la trappe. Il ne reste que le fil conducteur, et même là, c’est un carnage.

Alors attention, hormis l’acteur principal que je trouve nullissime, le reste du casting est vraiment bon, et encore une fois, les enfants sont au dessus du lot.

Voilà, c’est absolument le seul point positif de ce « film ».

Niveau réalisation, c’est tellement en dessous du drama, niveau histoire, ben bienvenue dans le néant.

Plus rien n’a de sens, jusqu’à une fin tellement nullissime que j’ai gueulé tout seul.

Tu as un manga en or, un animé phénoménal, un drama vraiment réussi, et toi, film, toi, Japon, toi, Dom qui veut toujours voir toutes les versions existantes, toi, monde cruel, toi, toi mon toi, toi, oui, toi, va bien crever en enfer…

-Je crois que tu viens de te souhaiter de crever!?

-C’est possible, mais t’étais pas là à 1h du mat, quand cet étron c’est finit…

C’est comme si tu prenais les 8 volumes du manga, tu te diriges discrètement vers cette cheminée, tu en brûles 7, tu prends ensuite le seul qui reste, tu le donnes à un enfant de deux ans à qui tu as prêté des pinceaux et des crayons de couleurs, et tu repasses une heure après pour voir le résultat.

Voilà ce qu’est ce film: Une insulte à l’oeuvre originale.

Et comme j’ai mis sur Senscritique:

Erased, un film qui porte bien son nom, à effacer des mémoires d’urgence.

Petit retour sur l’animé et sa superbe musique:

Donc, vous pouvez acheter les mangas Erased si vous êtes sensibles à ce type de BD, vous devez voir Erased l’animé, et là pas de « si », vous devez voir le drama de Netflix si vous avez apprécié cette histoire et vous devez gifler la personne qui vous dira: « Regardons le film, ça a l’air cool ».

Satoru arrivera-t-il à sauver ses camarades?

Satoru arrivera-t-il à s’innocenter? (oui, je n’en ai pas parlé, mais comme énormément de détails).

Satoru arrivera-t-il à arrêter le meurtrier qui est lié à son destin?

Accrochez-vous à cette aventure qui saura vous faire sourire, vous faire peur et vous faire pleurer.

Vous aurez compris que ce n’est pas un animé pour les jeunes enfants, mais qui parle très bien des enfant, heureux, malheureux, courageux, seuls, qui parle aussi des adultes et de leur comportements déviants, de la famille, de la maltraitance sur les enfants et de violence, mais surtout du courage et de la détermination, et tout cela au travers d’un fil conducteur, la solitude.

Le Japon nous offre une fois de plus une oeuvre au cachet unique.

さよなら